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La femme au travail 4

Antonio Ballester Les Ventes, la femme au travail 4, encre sur papier, 29,7x21cm, Murcie 2013

Descriptif détaillé

Cette œuvre fait partie d'une étude ayant pour thème la femme au travail. Nous y retrouvons les grands aplats et la composition épurée chers à Antonio Ballester Les Ventes, autour d’un sujet touchant à la fois le politique et la réflexion sociale sur fond d'humour noir.

La femme, l’artiste lui dévoue un culte particulier, il l’étudie par l’intermédiaire de nombreux portraits. Sa douceur, sa beauté, son intelligence et son courage l’attire. Dans ses dessins, Antonio Ballester insère plusieurs symboles et références. Derrière la composition générale et le positionnement du sujet, nous ressentons l'influence marquée des « Caprices » de Goya. La silhouette, qui apparaît sur le papier telle une faucheuse soviétique, elle pioche dans un non-sens apparent mais sans rechigner à sa tache. Elle se situe au centre de la feuille, entourée de puissants éclats de roches ou sous la surveillance d’un chien. Le profil de ce dernier rappelle celui de l'animal présenté par l’artiste dans son exposition « le chien vert » en 2012.

Cette « femme au travail » semble être un hommage au courage des femmes qui sont entraînées dans un monde où la force et la violence dominent. C'est un pied de nez de l’artiste face à une société bien-pensante, qui ne réfléchit pas mais se positionne à partir d’à priori. 

« Mas raro que un pero verde », apparaît à nouveau ici. Ce sentiment d’être face à une image emblématique, dans laquelle nous ne pouvons rentrer que par étapes.

La Mujer Trabajadora  présente une icône féminine moderne s'inspirant avec ironie des héros du travail soviétique.

 

L'image casse ainsi les codes établis, tout en étant éclatante de vérité. Le contexte de production de l'œuvre est à prendre en compte. La série s'est étalée sur quelques mois des premières esquisses de 2013 jusqu'à sa présentation officielle en 2014 à l'occasion de la journée de la femme à Murcia. L'Espagne sort alors difficilement d'une crise économique mondiale d'une grande violence. Celle-ci, a très fortement touché le sud du pays où réside l'artiste. Elle a vu le secteur de la construction plonger.

 

Les hommes étant très majoritairement représentés dans cette branche majeure de l'économie espagnole, c'est eux qui les premiers ont perdu leurs emplois, leurs revenus. Les femmes qui étaient souvent moins bien payées qu'eux à compétences égales, et qui étaient pourtant déjà très engagées dans la famille et dans le monde associatif, ont porté l'Espagne.

 

L'histoire se répète...  

 

                                                                                                                                                                                                        François-Victor Brunet

 

 

Oeuvre envoyée contrecollée sur un support de présentation semi-rigide.

Les dimensions de la plupart des œuvres vendues par la corbata rosa vous permettent de trouver très facilement dans le commerce, de nombreux cadres de tailles standardisés à un prix très abordables et convenant à votre achat. Le transport est assuré, l'emballage est contrôlé directement par l'artiste, les risques sont ainsi limités au maximum. 

 

Pour tout conseil concernant l’encadrement n’hésitez pas à contacter la galerie : contact@lacorbatarosa.com